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 Ezra ♣ Mein Blut Fur Dich.

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MessageSujet: Ezra ♣ Mein Blut Fur Dich.   Mar 16 Nov - 0:48





©Miss Victory
« Mama, just killed a man...
Put a gun against his head,
Pulled my trigger,
now he's dead !
»
Bohemian Rhapsody




Anderson, Kaleb Ezra ;; —
6 février 1991 ; Irlandais ; 19 ans
; bisexuel ;
feat. Robbie Wadge
To let the cat out the bag




♦️ Quel est le prix de ta vie ? ♦️


Ceci est un petit formulaire à remplir, en plus de ta présentation. Rien de bien méchant (quoique), rassures toi. Ce formulaire est spécialement dédié aux LeatherFace, puisqu’après tout, ils ont tout à fait le droit de savoir qu’elles sont tes limites, n’est ce pas ? Même s’ils se feront sans doute un plaisir de te les faire dépasser…

Es-tu prêt à te donner corps et âme à LeatherFace ? [x] oui [ ] non
Jusque où serais-tu prêt à aller dans tes missions? Bonne question. En fait j'en ai aucune idée, qui vivra vera ~
Serais-tu prêt à tuer tes parents pour sortir du manoir? [x] oui [ ] non
Et ton chat? [x] oui [ ] non
Et ton chien? [x] oui [ ] non
Serais-tu prêt à empailler ta sœur pour sortir? [x] oui [ ] non
Situation : LeatherFace te propose, contre ta vie, d'égorger un chat et de le pendre dans le hall. Le ferais-tu? [x] oui [ ] non


♦️ Et toi ? ♦️



Pseudo et/ou Prénom : BulletProof / Anemoon
Âge : 17 ans
Nationalité : French
Double-compte ? : [ ] Yop ! [x] No.
Depuis combien de temps faites vous du rp ? : un bail x)
Quelque chose à dire sur le forum ? : c'est le plus beau forum que j'ai jamais vu de ma vie !! *s'auto jette des fleurs* *sbaf*
Es-tu plutôt ou ? :
ou ? :




Dernière édition par Ezra K. Anderson le Dim 5 Déc - 19:33, édité 4 fois
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• MESSAGES : 122

MessageSujet: Re: Ezra ♣ Mein Blut Fur Dich.   Mar 16 Nov - 0:49

Le passé est un prologue…





Tout d'abord, il faudrait peut-être que je commence par vous dire que tout ça n'est qu'une grosse mascarade. Ainsi, vous ne m'en voudriez pas trop pour ce que je m'apprête à raconter, puisque vous seriez prévenu à l'avance...
Vous voulez savoir qui je suis ? Vous ne le saurez jamais vraiment, tout simplement parce que je suis un mensonge vivant. Vous ne connaitrez de ma personne que ce que j'accepte d'en montrer. Je vais vous raconter une vie sans vous donner la garantie que cette vie est bien celle que j'ai vécu. Mais après tout, ce n'est pas grave, si ? Tout ce que vous voulez, c'est une histoire. Rien ne précise ici qu'il faille donner la bonne. Si vous connaissiez la vérité...Vous ne comprenez pas ? Ce n'est pas grave. L'essentiel, c'est que vous gardiez cela à l'esprit : rien de ce qui va être dit dans ce paragraphe ne doit être tenu pour vrai. Nous sommes tous des menteurs. Je ne fais pas exception.



Je suis né en Irlande, la terre des Emeraudes. J’ai toujours été fier de mes origines, même si j’ignore pourquoi. L’Irlande m’a toujours fasciné. Mais si j’étais fier de la terre qui m’avait vu naître, j’étais en revanche moins bavard sur tout ce qui concernait ma famille. Il faut dire que je n’ai jamais eu grand chose à dire sur eux, étant donné qu’ « eux » se résumait à ma mère et à ma petite sœur, Mika. Mika ne m’avait jamais ressemblé. Nous n’avions même pas le même père.
Ma mère n’a jamais été mariée. Elle se contentait de quelques amants avec lesquels elle faisait des enfants parfois, quand l’envie lui prenait. C’est comme ça que nous étions nés, Mika et moi. Par un simple caprice d’enfant d’une femme incapable d’avoir une quelconque relation stable avec qui que ce soit. Elle ne demandait même pas à ses partenaires de prendre leurs responsabilités lorsqu’elle tombait enceinte. Elle ne leur demandait rien, sinon de la baiser convenablement. Elle brûlait le fil de sa vie par les deux bouts, se consumant sous des bouteilles d’alcools, des paquets de cigarettes, et parfois même de la drogue que ses rares amis lui procuraient.
La belle vie quoi. Elle bossait comme serveuse dans un bar et son maigre salaire nous permettait de vivre tous les trois dans un appartement miteux dans l’avenue principale de Waterford, non loin du Canal St George. C’était bien, du moins aussi bien que pouvait l’être un rythme de vie dans un trois pièces de 31 mètres carrés.
En mentionnant Mika tout à l’heure, j’ai oublié de vous dire un détail important. A sa naissance, on aurait put croire qu’elle était une nouveau-née comme toutes les autres, avec ses jolies boucles blondes comme la paille et ses yeux de la couleur d’une feuille d’aubépine, et vous comprenez quand je dis cela à quel point nous étions différent, étant donné que moi, j’ai toujours eut les cheveux châtains et des yeux qui n’étaient pas sans rappeler la couleur d’un ciel après l’orage… Bref, tout ça pour vous dire qu’à première vue oui, elle n’avait rien d’exceptionnelle… Mais Mika était autiste, et croyez moi, ce simple adjectif, cette étiquette qu’on lui attribuait, tout ça changeait pas mal notre vie, à ma mère et moi, quoique j’étais trop petit pour me rappeler de notre façon de vivre, avant sa naissance. Nous n’avions que trois ans d’écart elle et moi, après tout. Pour vous faire un simple résumé, Mika détestait que quelqu’un d’inconnu l’approche ou lui adresse la parole, même en restant éloigné. De toute manière, quand on lui parlait, il ne fallait jamais s’attendre à avoir une quelconque réponse de sa part. Elle n’a jamais prononcé le moindre mot. Malgré cela, elle eut droit à une éducation plus ou moins normale et eut toujours d’excellents résultats. Elle était surdouée. Elle adorait dessiner, mais quand on la surprenait en train de le faire, elle se mettait à frapper dans le vide. Dès que quelque chose ne lui convenait pas, elle grimaçait. Les mimiques du visage et les gestes plus ou moins violents étaient sa seule façon de s’exprimer. Ça ne m’a jamais empêché de l’aimer. C’était ma sœur après tout. Enfin, demi-soeur, mais je ne l’ai jamais considéré comme telle. Nous vivions sous le même toit, nous avions la même mère. Nous étions frères et sœurs, et cela ne changea jamais pour moi. Même après sa disparition.
Dans l’appartement nous n’avions que 2 chambres, aussi Mika et moi dormions dans la même. Et souvent le soir, elle se réfugiait dans mon lit. Peu m’importait qu’elle soit muette, même si parfois, je me sentais blessé qu’elle ne fasse pas le moindre effort pour dire quelque chose, n’importe quoi, un mot, pour moi qui était toujours là pour elle. Au moins pour moi. Cela n’arriva jamais. Je n’ai jamais entendu sa voix… et dès fois d’ailleurs je l’imagine.
Autant dire que j’étais le seul à avoir droit à ce traitement de faveur de sa part. Le seul à avoir droit de l’approcher de la sorte, de la serrer dans mes bras, de lui lire des livres... Le seul, l’unique…


« -Je voulais qu’on discute toi et moi.
-Qu’on discute de quoi ?
-De ce que tu as perdu. »
J’ai ouvert mes poches, j’ai regardé à l’intérieur.
Un trousseau de clé, un mouchoir usagé, des cartes de bus.
J’ai toisé le professeur.

« -Je n’ai rien perdu. »


Quand j’eus treize ans, elle seulement dix, tout cela changea.
Imaginez.
Ma mère l’envoie chercher du pain à la sortie des cours, je l’accompagne, elle garde son sac d’école. J’entre dans la boulangerie, elle m’attend sur le seuil du magazin. J’ai tourné le dos cinq minutes. Cinq minuscules minutes, cinq putain de minutes, et elle a disparut. On a retrouvé son corps mutilé dans une poubelle, découpé en morceau, violé, deux semaines plus tard. Et aujourd’hui l’assassin cours toujours, parce qu’on ne l’a jamais coffré. Tout au long de ses deux semaines d’attente on a trouvé des affaires qui lui appartenaient. Parfois un cahier, parfois un stylo. Une écharpe avec laquelle on l’a bâillonné. Avait-elle crié ? L’assassin avait-il, lui, réussi à entendre sa voix ? Cette idée m’a toujours obsédé.
Autant dire qu’il a bien réussi son coup, ce jour là.

Après ça, on a déménagé. Ma mère ne pouvait plus rester dans ce quartier, elle voulait qu'on aille vivre dans un endroit plus sur. Elle craignait pour sa propre peau. On a donc été à Dublin. Dublin, parce que ça "sonnait bien". C'était très différent de Waterford. Il faisait un peu plus froid, l'appartement était moins médiocre quoique plus petit, mais j'avais une grande chambre pour moi tout seul. De toute manière je n'avais plus personne avec qui la partager.
C'est très étrange la vie, après que quelqu'un de votre entourage se soit fait assassiner. Ça passe, dans un épais brouillard, on continue d'avancer, mais rien ne semble pareil, et il reste toujours des souvenirs ancrés aux objets, comme des spectres qu'on oublie jamais. Douleur, engourdissement... tête qui tourne, souffle court. Et puis on fête l'anniversaire morbide. 1 an après sa mort, 2 ans, 3 ans, 4, 5. Un jour on se rend compte qu'on ne se souvient même plus de la couleur de ses yeux, alors on va regarder des photos et on se dit "ah mais oui, c'est vrai, ils étaient verts, comment ai-je put oublier ?".... la vérité, c'est qu'on oublie parce qu'on en a besoin. Parce que sinon, on s'aperçoit qu'au lieu d'avancer, on recule, depuis le départ. Depuis que toute cette horreur a commencé, on a l'impression de n'avoir rien fait, d'avoir juste pensé à cette ombre qui nous poursuit, qui nous tire vers le fond.
Et tout ça s'arrête petit à petit. La douleur, on ne sait jamais quand elle disparait, mais il arrive un moment où on se rend compte qu'elle n'est plus là. Qu'on peut penser à sa petite soeur sans que cela fasse un choc dans la poitrine...

Je suis entré en école secondaire et effectivement, je n'avais plus mal. Quoique je me suis mis à boire, à picoler et à fumer, mais que voulez-vous, je suivais les traces de ma mère. La première année ça va, on reste raisonnable. La seconde on se lâche complètement et on oblige ses amis à venir ramasser notre corps ivre sur le trottoir. Ma mère ne disait rien parce qu'elle faisait pareil, alors elle aurait été mal placé de me juger et de s'indigner devant mon comportement. Un jour, j'ai même fait quelque chose d'ignoble. J'ai utilisé, devant un professeur, l'excuse de la mort de ma soeur pour justifier mes remarques acerbes et mon arrogance, mon impertinence. Je n'aurais pas dut. Parce que ce n'était pas à cause de ça que j'étais ainsi. C'était mon caractère, voila tout...
Ma vie a continué, à suivi son cours normal. Qu'on avance ou qu'on recule, ça mène toujours vers la même fin.
La mienne devait se jouer entre les murs d'un manoir.


Tell Me Your Little Secret…



Des secrets ? On en a tous. Ma soeur est morte quand j'avais treize ans, elle a été assassiné, et celui qui a commis ce meurtre court toujours. J'aurais aimé pouvoir le punir moi-même, mais je pense que je ne pourrais jamais le faire... Tout comme je ne reverrais jamais ma mère. J'm'en fiche de mourir ici, de toute manière.

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