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 La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.

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MessageSujet: La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.   Mer 15 Déc - 22:38




    Carleen était partie de chez elle en colère contre son frère. Qu’est-ce qu’il avait tous les matins à lui hurler dans les oreilles alors qu’elle avait une gueule de bois inimaginable ? Elle était partie comme ça sans dire où elle allait, mais Eames avait l’habitude et il ne se ferrait pas de soucis. La jeune femme n’avait nulle part où allait. Elle n’avait pas d’amis … Juste des personnes qui lui servaient de bouche-trous et avec qui l’hypocrisie était devenue monnaie courante. Elle n’avait jamais été ne serai-ce qu’une seule fois sincère avec ceux qui la prenaient pour leur amie. Carleen aimait bien les faire tourner en bourrique et elle ne se gênait pas le moins du monde pour le faire. Alors qu’elle marchait au gré de ses envies, elle passa devant une boulangerie d’où sortait une odeur délicieuse. Elle ne se rendit compte de sa faim que lorsqu’elle entendit son ventre gargouillé. Après tout, c’était normal que son ventre fasse autant de bruit, elle n’avait rien avalé depuis la veille, en fait, depuis que Eames lui avait fait un repas consistant après qu’elle ai été vomir toutes ses tripes et dormi une bonne partie de la journée. La brune regarda vite fait ses finances. Dans son sac se trouvait plus de cinquante euros et dans ses poches trainaient des petites pièces. Elle pourrait largement s’acheter un paquet de clope et à manger. Entrant dans la boulangerie, elle se dirigea directement vers les gâteaux. Salivant devant toutes ses bonnes choses à manger, elle hésita longuement avant de prendre trois gâteaux différents. Elle ne regarda même pas leur nom et ne les prit que parce qu’il y avait du chocolat dans chacun d’eux. Carleen paya ensuite ses gâteaux avant de sortir de la boulangerie.

    A peine sorti, elle mangea ce qu’elle venait d’acheter et son ventre la remercia d’un rot. Carleen n’était pas le genre de personne à s’excuser quand elle rotait. Elle était vraiment sans gênes et les gens la regardait souvent choqués par son attitude peu digne d’une fille de bonne famille. Carleen s’en balançait de ce qu’on pensait d’elle comme de sa première sucette. Elle n’accordait pas d’attention à se qui se disait sur elle. Et plus d’une fois, elle avait été la victime de rumeurs qui étaient totalement fausses. Elle repéra un bureau de tabac un peu plus loin et y entra afin d’acheter pleins de paquets de cigarette avec l’argent qui lui restait. Elle ne voulait pas être en manque et avec toutes les soirées qu’elle faisait, les paquets ne seraient pas de trop. Alors qu’elle rangeait tout dans son sac, elle sentit sur elle des regards. Levant la tête, elle ne vit rien et décida que c’était son imagination qui lui jouait des tours. Personne ne la fixait avec attention. Elle sortit alors du tabac-presse et continua sa route sans but précis. La sensation d’être fixée se refit plus intense au fur et à mesure qu’elle avançait. Alors qu’elle se retournait, elle vit des hommes qui marchait dans sa direction. Le souvenir de son viol s’imposa à son esprit et elle fut saisi par la panique. Partant au quart de tour, elle s’enfuit comme un lapin devant un chasseur.

    Seulement, avec son mal de tête elle ne put aller bien loin. Sa course lui martelait les tempes et elle avait du mal à reprendre son souffle. Depuis que Carleen fumait, elle avait de plus en plus de mal à faire du sport. Elle s’essoufflait plus vite et frôlait de temps en temps une crise d’asthme alors qu’elle n’avait jamais été atteinte de cette maladie. Alors qu’elle ralentissait, elle sentit sur elle les mains des hommes et ne put s’empêcher de hurler. Elle allait revivre un supplice et jamais elle ne pourrait l’oublier. Son cri fut atténuer par un chiffon qu’on lui appliquait sur la bouche. Alors que dans ses yeux se lisaient l’effroi de servir encore une fois d’objet pour une, enfin pour plusieurs personnes en même temps sans qu’elle soit consentante, elle fut happée par les ténèbres et s’affala dans les bras de ses ravisseurs.

    ******

    Lorsqu’elle se réveilla, son mal de tête était parti. Elle avait juste mal au bas du dos pour une raison inconnue. Carleen ouvrit petit à petit les yeux et les écarquilla de surprise. Elle se souvenait avoir été suivi et prise en chasse par des hommes mais dans son esprit c’était pour la violait. Or, on n’emmène pas une fille dans une chambre aussi luxueuse que celle-ci. A part si on est riche. Alors qu’elle se levait du lit, elle remarqua une photo sur la table de chevet. C’était Eames et elle souriant devant la Tour Eiffel. Ils avaient été visité Paris pendant une semaine et Carleen avait adoré la ville la trouvant très jolie et romantique. La photographie lui arracha son premier sourire de la journée… Puis elle haussa un sourcil … Comment se faisait-il qu’une photo d’elle et son frère soit dans cette chambre qu’elle n’avait jamais vu. On l’avait cambriolé et maintenant on la séquestrait ici. Prise de nouveau de panique, elle fouilla dans tous les recoins de la pièce et se rendit compte, que même ses écrits étaient avec elle. Elle adressa une prière à Dieu pour Eames … Même si elle n’y croyait pas le moins du monde. Carleen espérait seulement qu’il n’avait pas été blessé. Carleen retrouva même dans l’armoire son importante collection de sous-vêtements. En effet, la jeune femme ne supportait pas de porter les mêmes sous-vêtements même laver après qu’un mec avec qui elle couchait juste pour une nuit les avait touché. En rentrant chez elle, elle les brûlait.

    Après avoir fini d’explorer sa chambre, Carleen s’assit sur le lit. Elle était perdue… Elle ne savait même pas où elle était. Comme elle était dans une chambre, elle en conclut que l’endroit où elle se trouvait devait avoir d’autres pièces. La jeune femme prit alors les clés qu’elle avait trouvé sur la table de chevet près de la photo et sortit. Son attention fut attirée par une enveloppe noire au seuil de sa porte. La ramassant, Carleen l’ouvrit sans plus attendre et fut surprise par son contenu. Alors comme ça elle était dans le jeu de télé-réalité The Fortunate. Croyant à une blague, la jeune femme ria à gorge déployée. Se tournant pour essayer de trouver les caméras, elle n’en vit aucune et conclut qu’une personne qui ne l’aimait pas lui faisait une blague. Carleen avait déjà entendu parlé de ce jeu mais jamais elle n’avait regardé. Non pas que son petit cœur n’aurait pas supporter les effusions de sang mais elle ne trouvait aucun intérêt à ce genre d’émission.

    « C’est très drôle votre blague… Maintenant montrez-vous parce que j’en ai marre… »

    Personne ne lui répondit et la colère tordit en une grimace le visage de la brune. Jetant dans la chambre l’enveloppe, elle ferma la chambre à clé et décida de trouver elle-même les occupants de ce château et leur mettre la raclée de leur vie. On aurait pas crut mais Carleen avait beau être petite et frêle, elle n’en restait pas moins douée avec ses poings. Quand on avait grandi avec deux garçons, il fallait bien apprendre à se servir de ses poings pour se faire respecter. La brune décida donc de descendre pour botter les fesses des gens qui l’avait enlevé. Elle ne remarqua pas les noms sur les plaques dorées. Descendant au premier étage, elle vit comme au second, des couloirs et son regard s’arrêta sur la bibliothèque. Elle qui adorait lire pris la direction de ce qu’elle espérait être une caverne d’Ali Baba. En entrant à l’intérieur, Carleen ne fut pas dessus du tout. C’était vraiment magnifique et il ne manquait pas de livre… Il y en avait tellement qu’elle ne savait pas par où commencer. Alors qu’elle parcourait les étalages, elle entendit un bruit suspect. Elle continua à faire comme si elle n’entendait rien puis elle entendit un juron. Quelqu’un se trouvait dans la bibliothèque. S’il cherchait à lui faire peur s’était raté.

    « Qui est là ? Montrez-vous je n’ai pas peur !!!! »

    En fait, elle avait un peu peur mais elle était trop fière pour l’avouer.

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Dernière édition par Carleen G. Bell le Mar 21 Déc - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.   Mar 21 Déc - 20:27

    Le jeune homme croisa les bras derrière sa tête , levant les yeux vers le plafond. Brennan ne savait pas comment prendre tout ça ; ayant lui-même jeté un œil à cette émission , sans vraiment s’y attarder , il n’était pas certain qu’être ici soit une bonne chose , mais après tout c’était de la télé réalité , tout était monté de toutes pièces non ? Il n’avait donc aucun soucis à se faire … le jeune homme tourna la tête sur le coté , pour jeter un œil à la chambre ,la sienne apparemment ; lui qui aimait le luxe , était loin de pouvoir se plaindre , après tout qui sait jusqu’à quand il pourrait en profiter. Brennan jura et se redressa , comme si c’était le moment de pensé à ça ! De toutes manières ça n’arriverait pas! Il était riche et il le resterait , même si pour ça , il devait épouser cette idiote… Il se laissa retomber sur le lit , préférant penser à autre chose que cet histoire de fric , franchement il n’allait tout de même pas se prendre la tête ici , alors que de toutes manières ça n’y changerait rien. Enfin le fait qu’on l’amène ici avait quand même du bon : il n’aurait pas besoin de s’excuser auprès d’Abby , c’était déjà ça.

    Brennan eut un soupir ennuyé , en se demandant si la jeune femme allait s’inquiéter , elle était capable de le chercher partout quitte à appeler la police ; Enfin aux dernières nouvelles , elle était fan de cette espèce d’émission , donc peut être qu’elle serait rassuré de savoir ou il était ; quoi que vu qu’Abby prenait ça au sérieux , elle risquait au contraire d’être encore plus terrifié , et elle risquait de piqué sa crise lorsqu’il sortirait. Comme s’il avait choisit d’être là aussi …
    D’ailleurs la manière dont on l’avait amener ici , restait un peu vague dans son esprit , un enlèvement non ? A croire qu’il allait passer sa vie à se faire kidnapper : ok , quand on le voyait ça ne paraissait pas plus surprenant que ça , beau , classe , riche , qui n’en aurait pas eut envie ; mais personnellement , Brennan aurait quand même préféré qu’on le laisse un peu en paix.

    Enfin bon , quoi qu’il en soit , il n’allait pas passer toute la journée dans cette chambre si ? Autant jeter un œil au alentour , histoire de voir ce qui l’attendait ; il ne restait plus qu’à espéré que l’extérieur soit d’aussi bon gout , parce que sinon , il s’en irait , c’était pas plus dur que ça. Ce n’était pas comme si qui que soit pouvait le garder ici , ce n’était qu’un jeu après tout. Bon leur manière d’amener des candidats était plutôt surprenante , voir un peu malsaine , mais personne ne pourrait l’obliger à rester ici. Après avoir fait un rapide tour de sa chambre , avec la surprise de trouver pas mal de ses affaires , et l’énervement de savoir qu’on avait fouillé dans sa chambre , Brennan se décida enfin à sortir , histoire de voir dans quoi il s’était embarqué involontairement.

    Bon , la chambre n’était pas la seule pièce luxueuse ici , c’était déjà ça , jusque là , aucune raison de se plaindre réellement ; enfin si on oubliait qu’il n’était pas là , par choix. Brennan ne supportait pas qu’on le force à faire quoi que soit , et encore moins qu’on le fasse sans même lui demander son avis. Le jeune homme leva la tête vers la plaque doré qui semblait indiquer le nom du couloir , avant de se rapprocher pour lire , Brennan secoua la tête en soupirant , il comprenait qu’on donne des noms à des rues , mais à des couloirs , ils avaient rien de mieux à faire lorsqu’ils ont construit cette endroit ? « Demoiselle de la mort » ?! Charmant vraiment ; y a pas à dire , certaines personnes étaient doués pour trouver les noms qui donnaient tout de suite envie. Il n’allait certainement pas faire long feu ici , enfin autant visiter un peu avant de se décider définitivement.

    Moins d’une dizaine minutes plus tard , il débarquait dans une bibliothèque , bon là , Brennan pouvait difficilement critiquer les propriétaires des lieux , ils ne faisaient pas dans la demi-mesure , et lorsqu’il s’agissait de livre , le jeune homme était loin d’être difficile. Bon ok , à le voir comme ça , on aurait pas crut , mais il était plutôt cultivé , même si ça ne se voyait quasiment jamais dans sa façon d’être. Il déambula au hasard , sans s’attarder devant un livre en particulier , pour le moment ,Brennan préférait juste jeter un œil à l’ensemble. Finalement il grimpa au second étage , et son regard s’arrêta sur une couverture parmi tant d’autre , pourquoi ne pas ouvrir un bouquin , après tout quitte à passer le temps , autant y regarder de plus près. Evidemment , celui qui semblait être intéressant , n’était pas a ça hauteur , il essaya tant bien que mal de l’attraper et ne réussit qu’à le faire tomber sur son crane.


    « Et M*rde » Tout en politesse et en finesse … Heureusement qu’il n’y avait personne , sinon bonjour l’image qu’il donnait. Brennan se baissa pour attraper le livre , se demandant bien pourquoi il avait pris celui là , la prochaine fois il prendrait le premier qui lui tomberais sous la main , ça lui éviterait une bonne au moins. « Qui est là ? Montrez-vous je n’ai pas peur !!!! » Evidemment … Il voulait qu’il n’y est personne , alors forcement , il y avait quelqu’un … Un jour il irait se plaindre au Karma , parce que franchement , il avait toujours le contraire de ce qu’il voulait. Enfin le fait que ça soit une voix féminine ,et une réplique digne d’une fillette apeuré , réussit à lui tiré un sourire amusé. Bon le ton de l’inconnue était plutôt apeuré , mais à quoi bon dire « Je n’ai pas peur » si ce n’était pas pour essayer de s’en convaincre soi-même ? Il s’approcha de la rambarde , et aperçut , une jeune femme qui semblait surement se demandé ou il était. Etant donné qu’il n’avait en rien cherché à lui faire peur , et qu’il n’avait aucune raison de l’ignorer , Brennan se décida à lui répondre . « Si je me montre , vous me promettez de ne pas m’attaquer à coup de livre ? » dit t’il moqueur. «  Levez les yeux »

    S’accoudant à la barrière , le jeune homme leva une main pour lui faire signe ; une expression amusé sur son visage ; il ne comprenait pas vraiment en quoi , il lui avait fait peur , mais c’était tout de même amusant , c’était rarement un sentiment qu’il inspiré , et ça faisait presque plaisir. « Je ne suis pas le monstre auquel vous vous attendiez si ? » Il aurait pu descendre , pour discuter ça aurait été certainement plus pratique , mais cette hauteur , lui donnait une impression de domination non négligeable.

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MessageSujet: Re: La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.   Mer 12 Jan - 22:11






    Carleen avait peur oui !! Et alors ? N’était-ce pas une réaction normale… ? Après tout, elle n’était pas en terrain connu et tout ce qui lui était inconnu lui faisait peur… Etre dans le noir lui faisait peur, être dans un endroit qu’elle ne connaissait pas lui faisait peur et s’attacher aux gens lui faisait peur. Depuis que Théo s’était foutu d’elle, elle était plus méfiante que jamais… Seul son frère pouvait se féliciter d’avoir gardé un lien aussi fort avec elle. De tous ses anciens amis, Carleen n’avait gardé aucun contact… Les gens étaient pour elle comme des mouchoirs que l’on jette lorsqu’on a fini de les utiliser… Eames échappait à cette règle établie par sa sœur, parce qu’il l’avait consolé sans savoir ce qui c’était passé avec Théo. Il était son meilleur ami et même s’il l’avait voulu, il ne lui aurait jamais retiré les vers du nez … et Théo ne s’était jamais confié tout comme Carleen qui s’était murée dans le silence et s’était renfermée sur elle-même, si bien qu’elle ne savait plus vraiment ce que la confiance signifiait. En fait, sa peur de s’attacher aux gens venait du fait que lorsqu’ils se lassaient de Carleen ils la laissaient telle une chaussette trouée que l’on abandonne dans une poubelle. Théo avait brisé en elle quelque chose et maintenant, c’était elle qui jetait les gens … Les mecs ne lui servaient qu’à assouvir ses pulsions… Là où elle habitait, elle avait une réputation de bitch … Mais elle s’en fichait comme du premier qu’elle avait dépucelé… Cela ne lui faisait rien. Ils pouvaient bien penser ce qu’ils voulaient d’elle, elle ne se laisserai plus jamais atteindre par ça.

    Ce fut donc tout à fait normal que la jeune femme sursaute lorsqu’elle entendit la voix d’un homme près d’elle mais elle ne savait pas où. Son ton était moqueur et il était proche seulement, Carleen avait beau cherché elle ne le trouvait pas. Il voulait qu’elle lui promette de ne pas l’attaquer à coup de livre… Après tout c’était une bonne idée si c’était lui qui l’avait amené ici. Inconsciemment, ses doigts raffermirent leur prise sur le livre qu‘elle avait pris quelques secondes plus tôt. Elle était parée pour toute les éventualités. Quand la voix de l’inconnu lui demanda de lever la tête, Carleen eut une réaction inattendue. Elle se protégea le visage avec le livre qu’elle tenait et leva doucement les yeux. De là où se trouvait le jeune homme, la scène devait être comique… Quand elle fut sûre que rien ne lui tomberait sur le visage, elle enleva le livre et la jeune femme put remarquer que le type qui lui parlait n’était pas mal… Pour dire, elle le voyait déjà dans son lit… C’était que ses hormones travaillaient … En fait, elles travaillaient trop mais c’était plaisant et Carleen aimait les plaisirs de la chair. Depuis que Théo l’avait laissé en miettes, elle recherchait ce genre de plaisir pour avoir un minimum d’affection, affection que Eames ne pouvait lui donner. Donc elle enchaînait les mecs un par un, si bien que Eames les foutait dehors à coup de pieds au cul pour les sortir de chez lui puis engueuler Carleen…

    Le jeune homme sortit Carleen de ses pensées en lui demandant s’il était le monstre auquel elle s’attendait. Son sourire amusé tapa sur le système de la jeune femme. Elle détestait que l’on se moque d’elle et encore moins quand elle avait eu peur. Il se récolta le regard noir de la jeune femme. Il était plus haut que lui et elle avait l’impression d’être dominée… Impression qu’elle détestait au plus haut point. Quand elle couchait avec des mecs, c’était toujours elle qui était dessus où alors en de rares exceptions elle leur faisait croire qu’elle était fragile et qu’elle aimait bien être dominée… Sauf que ce n’était pas le cas. Dans la situation actuelle, elle avait l’impression d’être une moins que rien, un parasite et ce n’était pas bon. Elle se recula de quelques centimètres pour ne pas être obligée de se tordre le cou pour le regarder… Après l’avoir détaillé, Carleen se rendit compte qu’il était vraiment beau gosse. La jeune femme s’assit alors par terre et ouvrit son livre pour commencer à le lire. Ainsi, elle montrait que ce type ne l’intéressait pas… Mais elle ne put se résoudre à rester bien longtemps comme ça … Elle voulait l’ajouter à son tableau de chasse bien garni…

    « Vous allez rester perché longtemps comme ça ?? »

    Après avoir lâché ça, elle replongea dans son livre. Elle n’avait pas regardé le titre ni la quatrième de couverture. Le jeune homme lui avait tellement fait peur, qu’elle avait pris le premier qui lui passait par la main … Et elle voulait faire genre qu’elle l’avait pris depuis le début… Dès les premières lignes, elle sut qu’elle ne le finirait jamais … C’était un livre sur la philosophie … Et la première ligne disait : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. » … Les yeux de Carleen s’agrandirent sous la surprise, elle ne comprenait rien de ce qu’elle lisait… Fermant le livre, elle regarda le titre, Discours de la méthode par Descartes … Elle comprenait mieux maintenant. C’était un philosophe français et elle le connaissait un peu … Mais qu’un tout petit peu. Ne trouvant pas d’intérêt pour ce livre, elle le posa délicatement par terre. Après tout, c’était un livre et elle était très soigneuse avec… Elle se releva et leva les yeux vers le jeune homme toujours là haut.

    « Vous pourriez descendre quand même, ce serait plus agréable pour parler … Et puis ça m‘éviterais de hausser la voix …La jeune femme n’en revenait pas d’avoir dit ça mais après tout, il était peut être de bonne compagnie. Au fait, je m’appelle Carleen… Carleen Bell. »

    En donnant son prénom et son nom de famille, elle ne pensait pas raviver des souvenirs chez le jeune homme.

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La séduction suprême n'est pas d'exprimer ses sentiments, c'est de les faire soupçonner.

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